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Témoignages

Les partenariats entretenus par Deloitte avec les universités depuis quelques années.

 

Interview de Guilène Bertin-Perri, Responsable du Plan Diversité chez Deloitte

 

 


Pouvez-vous tout d’abord nous présenter Deloitte ?


Deloitte est le leader mondial des métiers de l’audit et du conseil financier. Nous sommes 170 000 dans le monde et 6 500 en France.
 


Quels sont les axes de la politique RSE de Deloitte ?


Nous nous efforçons d’être actifs sur les trois axes majeurs du développement durable. Pour ma part, je suis responsable de la partie sociétale, à travers notre fondation.
 


Depuis quand et comment mettez-vous en place des actions avec les universités ?


Depuis 10 ans, nous menons des actions sociétales. Depuis 5 ans, nous menons des actions avec les universités. Notre fondation a, quant à elle, été créée en 2008. Notre fondation est centrée sur l’éducation et le développement solidaire.
 


Quel est le lien entre la Fondation et les relations avec les universités ?


Les relations avec les universités ne devraient théoriquement pas être rattachées à la fondation. Elles devraient être intégrées dans les relations écoles classiques. Mais nous nous sommes aperçus que le mode de fonctionnement des universités n’est pas aussi fluide que celui des écoles et nécessite donc un accent particulier.
 


Comment se sont mis en place les partenariats ?


Ils se sont créés après 8 ans d’actions de terrain initiées par les collaborateurs et ont été mis en place à leur demande.
 


Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre ces partenariats ?


Notre siège est situé à Neuilly sur Seine, juste à côté de l’Université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Il est tout à fait logique que nous souhaitions recruter dans cette université.
Les étudiants de l’université peuvent être parfois inhibés et ne nous écrivent pas toujours spontanément. Nous sommes actuellement en partenariat avec cinq Masters 2 et nous voyons régulièrement les étudiants et leurs professeurs. Nous travaillons également avec l’Université de Cergy-Pontoise.

 


Quels types d’actions menez-vous avec les Universités de Nanterre et Cergy-Pontoise ?


Nous menons des actions proches de celles mises en place avec les grandes écoles. Nous nous déplaçons dans les universités avec 4 ou 5 collaborateurs Deloitte, anciens élèves de l’établissement.
Pendant une heure environ, nous présentons notre entreprise et nos processus de recrutement. Ensuite, nous recueillons les CV et nous recevons systématiquement en entretiens d’embauches les personnes qui le souhaitent. Nous organisons également des visites de deux heures au sein de notre entreprise avec le témoignage de collaborateurs.
Enfin, les candidats rentrent dans le processus de recrutement classique, avec pour commencer un test d’anglais. Cette démarche est assez classique, mais l’impact au niveau des élèves est très satisfaisant car c’est un processus qui n’est pas systématisé par les autres entreprises au sein de l’université.

 


Quelles difficultés rencontrez-vous ?


Tout d’abord, nous rencontrons des difficultés à pérenniser les partenariats avec les universités. Je souhaiterais que les universités soient plus pro-actives et réactives.

D’autre part, nous constatons que les étudiants sont souvent mal préparés aux entretiens d’embauche, ils ont peu l’occasion de s’entraîner (simulations d’entretiens,…). Leur recrutement demande plus de temps et plus d’énergie. Enfin, les rythmes d’alternance ne sont pas toujours adaptés à nos besoins. Mais le jeu en vaut la chandelle !
 


Quels sont les points forts de ces partenariats ?


La diversité des étudiants de l’université apporte un vrai plus à notre entreprise. De plus, nous constatons que ces étudiants sont plus pugnaces. Ces partenariats nous ont apporté une variété et une richesse de profils.
 


Disposez-vous de résultats chiffrés de ces partenariats ?


Nous recrutons régulièrement des stagiaires et des personnes en CDI. Les partenariats ont permis le recrutement d’une dizaine de candidats par an.
 


Rencontrez-vous des freins en interne ?


Aucun en interne. Tout le monde considère que ces partenariats sont normaux.
 


Quelle mobilisation en interne impliquent ces actions ?


Ces partenariats nous sollicitent cinq fois par an. Quand nous menons une action, nous la réalisons à plusieurs et en simultanée. Cela représente un petit pourcentage de notre temps de travail.
 


Comment impliquez-vous vos collaborateurs ?


Nos collaborateurs sont volontaires pour participer aux actions. Ce sont souvent des anciens élèves de l’université. Ils viennent faire des présentations à l’université, participent aux entretiens et s’impliquent dans le processus de recrutement.
 


Communiquez-vous ces actions en interne et en externe ?


Oui, à travers la plaquette de notre fondation, même si nous considérons en interne cette action comme du recrutement classique.
 


Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui souhaitent mettre en place des actions avec les universités ?


Etre pugnace. Ne pas se décourager. Il faut bien choisir les universités en amont. Une fois que l’on a trouvé le bon partenaire, cela devient facile.
 


Quels sont vos prochains objectifs en matière de partenariat Deloitte/Universités ?


Nous poursuivons notre partenariat avec Nanterre et avec Cergy-Pontoise et nous envisageons actuellement de développer des liens avec une troisième université.
 

Guilène Bertin-Perri

Responsable du Plan Diversité chez Deloitte

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